Le hachis parmentier

Le hachis parmentier

Ce que j’aime à travailler dans une école supérieure de gastronomie, c’est cette part de créativité dont peuvent faire part les étudiants lors des activités cuisine dans le cadre des cours de français. Au fil des semaines, des thématiques, les étudiants sont amenés à traiter des sujets divers, culinaires mais aussi culturels.

Les ateliers-cuisine, bien souvent, sont la scène de l’évaluation de la langue en contexte professionnel où ils sont très fortement encouragés à utiliser la langue de molière à des fins communicatives précises : donner des ordres, demander quelque chose, répondre à des questions, expliquer ce qu’ils sont en train de faire…

C’est dans le cadre d’un projet final, que les étudiants de la génération 2018-2021, alors à leur troisième quadrimestre de Licence en Gastronomie, ont eu à travailler sur plusieurs plats français dont celui qui nous intéresse aujourd’hui, le hachis parmentier.

En cherchant un peu sur internet, on peut trouver deux histoires du hachis parmentier, la plus répandue, la vraie histoire du hachis parmentier, et une autre, fausse de toute évidence, appelée la vraie histoire du hachis parmentier.

            L’histoire du Hachis parmentier en quelques lignes

L’histoire raconte que c’est à un certain Antoine-Augustin Parmentier que l’on doit ce célèbre plat français qui, à une époque où la France connaissait une période de disette, a proposé au roi Louis XVI de goûter son plat à base de pomme de terre car, il pensait que tubercule pouvait être la solution au problème. D’ailleurs en ces temps-là, pour beaucoup la pomme de terre était considérée comme de la nourriture pour animaux.

D’où vient le nom de hachis parmentier ? Vous l’aurez deviné, du nom de M. Parmentier et du mot « hachis » qui désigne un plat où les ingrédients sont broyés, hachés ou émincés.

            La vraie-fausse histoire du hachis parmentier

L’autre histoire, La vraie histoire du hachis parmentier, qui, rappelons-le est fausse, assume, quant à elle, que le fait que le nom de parmentier est resté dans l’histoire n’est que le fruit d’un malheureux accident dont Antoine Parmentier n’en fut que la victime.

Dans cette version, délaissé par sa femme, Antoine Parmentier se trouva for dépourvu au moment où il dut cuisiner, chose qu’il n’avait jamais faite dans sa vie. Il s’essaya à un plat à base viande et pomme de terre dont le résultat fut une grosse diarrhée. À cette époque, pas de toilettes, notre homme accourût dans la rue et fit ses besoins dans le caniveau. Un voisin le vit et s’exclama : « Il en chie Parmentier ! ».

Quelques jours plus tard, Parmentier mourût d’une intoxication alimentaire et son voisin, fin gastronome, navré de s’être moqué de lui, récupéra la recette en y ajoutant du sel, ce qui fit un succès qui arriva jusque sur la table de Louis XVI, qui demanda alors à ce gastronome le nom du plat et répondit : Il en chie parmentier. Avec le temps, le nom s’est transformé en hachis parmentier.

            Le hachis parmentier de nos jours

Revenons à présent à quelque chose de plus sérieux, il existe des variantes nationales de ce plat comme à Québec où il est nommé « pâté chinois » et au Royaume-Uni et en Irlande, connu comme sheperhed’s pie ou cottage pie lorsqu’il est préparé avec du bœuf.

            Les versions étudiantes

Les étudiants du troisième quadrimestre, comme je le commentais plus haut, ont eu à préparer ce plat  dont voici deux présentations.

La présentation 1 avait comme particularité une présentation particulièrement belle alors que la présentation 2 est plus proche d’une présentation fait-maison.

Niveau saveur la présentation 2 n’en avait rien à envier à la présentation 1. En effet, si la numéro 1 se détache par son aspect, la numéro 2 était indubitablement supérieure niveau saveur. Cette saveur d’un bon hachis parmentier comme j’ai pu en manger par le passé ! La numéro 1 était-elle mauvaise ? Loin s’en faut, mais la différence s’est joué sur la sensation de gras laissée en bouche et sur les lèvres. Deux belles prestations culinaires à saluer.

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